Alters et égo

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Voilà un premier article sur la photographe Angèle Etoundi Essamba . Plus précisément sur son exposition de photographies nommée Alters et Egoau musée Dapper où elle fait l'ouverture de l'exposition Femmes dans les arts d'Afrique.

Il m'a semblé approprié de parler de cet artiste car elle soulève une problématique énoncée lors de notre premier cours sur la place et la position des artistes africains qui vivent et produisent en occident.

Né à Douala , au Cameroun, en 1962 Angèle Etoundi Essamba est arrivée en France à l'âge de dix ans, puis elle a suivi des études artistiques au Pays-Bas, où elle vit actuellement.
Les divers milieux culturels dans lesquels Angèle Etoundi Essamba a grandi ont considérablement influencé sa vision d’un monde où elle puise une inspiration principalement dominée par son héritage africain.
Ces portraits d'identité multiculturellefont référence à divers auteurs tels que Orlan , Cindy Sherman ou encore Man Ray, par le choix des techniques contemporaines et la façon de montrer.
Dans un univers foisonnant qui unit réel et irréel, où élégance et raffinement riment avec féminité et sensualité, couleurs, formes et lignes, volumes et matières vibrent à l’unisson pour nous offrir le message de la beauté du monde. Ces images associent tradition et modernité, intemporalité et universalité.
Mais ces photos sont toute fois à mon sens " clichés».  La femme noire constitue l'élément central de la démarche d’Angèle Etoundi Essamba mais sa vision semble aujourdhui encrée de références occidentales . La mise en scène de ses photographies rend compte du recul qu'elle a face à ses origines.

Cependant cette capacité de révéler la femme africaine à travers les codes occidentaux tout en gardant la singularité du style , du voile ou du regard de ces femmes n'est -il pas la force de ces plasticiennes d'origine africaine qui imposent peu à peu leur créativité?

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Lauriane

 

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